Les éditos Clubhouse

Il est présent à chaque Room pour lancer le sujet du jour avec panache et clairvoyance. Retrouvez sur cette page les Éditos de Brulhatour. Pour les écouter en direct, rejoingez-nous sur Clubhouse tous les Lundis, Mercredis et Vendredis à 13h en cliquant ici : http://bit.ly/ClubPOD

Se former au podcast 

Si vous êtes animateur, chroniqueur, journaliste ou, podcasteur dans le cas présent, penser que l’on a la couenne suffisamment épaisse pour ne jamais se former, s’améliorer, acquérir de nouveaux réflexes ou une nouvelle technicité, c’est avoir une haute estime de soi-même et un e haute idée de ses propres capacités. Malheureusement, il y a encore beaucoup de professionnels qui ne se forment pas. C’est dommage. D’abord, parce que se former est un droit et qu’il faut le préserver et puis ensuite comme je le dis souvent, on gagne toujours à sortir de son bureau pour écouter, observer, mémoriser ce qu’il se fait ailleurs. Parce que c’est intéressant, ou plutôt devrais-je, parce que c’est inspirant. 

C’est pourquoi, vous êtes toujours gagnant lorsque que vous suivez une formation, lorsque vous vous s’appropriez un savoir-faire, lorsque vous lisez des articles, des dossiers et des livres en rapport avec votre activité. Je le répète, on gagne toujours à s’oxygéner son esprit et à muscler ses compétences dans les bons endroits avec les bonnes personnes, au bon moment. 
La période que nous traversons n’est pas la plus idéale pour s’oxygéner son esprit. Pour autant, c’est le moment où jamais de renifler davantage à droite à gauche, d’humer l’air du temps pour s’inspirer et s’approprier de nouvelles façons de faire afin de contrebalancer le poids d’une société qui est devenue folle construite autour d’une information qui est très anxiogène, très fatigante et qui impose son rythme.

La formation, c’est donc prendre le temps. La formation est devenue un des rares endroits où l’on a encore le droit de prendre son temps. Ce qui doit aller vite, ce n’est pas les trains, les voitures, les bateaux, l’internet, encore moins les podcasteurs… Ce qui doit aller vite, ce sont les idées. En cela, les formations sont aussi probablement le dernier endroit dans le monde de l’entreprise et des médias où des idées peuvent émerger grâce à une émulation collective, des passerelles, des promesses, et grâce à des objectifs atteignables.

Alors, ce BootCamp, parlons-en. J’adore l’appellation. Je trouve qu’elle est très vendeuse.  Cela me fait immédiatement penser à un camp militaire. Là, ça me gène parce que j’ai tendance à me méfier comme du lait sur le feu à la verticalité du commandement et aux chaînes hiérarchiques. Mais bon, je sais bien qu’il s’agit de podcast et forcément, je sais aussi que vous devriez vous faire de nouveaux amis lors de ce BootCamp qui ont les mêmes affinités que les vôtres, autour du podcast…

Suivre un formateur

Les 5 priorités que devrait vous inviter à suivre un formateur :

- 1 Tenir la promesse : si vous annoncez que vous aller du soleil et du printemps. Parlez du soleil et du printemps. Pas des nuages et de la pluie.
- 2 Parler de ce que l’on connait : les auditeurs ont développé des oreilles redoutables. Ne les trompez pas parce que c’est souvent le début de la fin.
- 3 Respecter la qualité sonore : enregistrez convenablement vos sons. Il y a une règle immuable : ne jamais saturer le son car cela le rend irrécupérable. Mieux vaut un son trop faible que vous pourrez relever q’une son saturé. Une bonne qualité d’enregistrement, c’est un confort d’écoute supplémentaire. 
- 4 Être partout : déposez votre podcast sur toutes les plateformes, ne faites pas d’impasses par pêché d’orgueil.
- 5 Construire un cocon pour votre podcast : un site dédié et la communauté qui va avec.
 

Promouvoir efficacement son podcast

D’abord, il faut être vu pour être entendu. Il faut souvent que l’auditeur pose un regard sur une photo, un visuel, un logo, un dessin, des locaux… pour être engagé plus rapidement. Donc, il faut être vu souvent sur les plateformes, sur les réseaux sociaux, dans la presse spécialisée… Il faut faire parler de soi. Marquer son territoire. Expliquer clairement sa promesse grâce à un titre en adéquation avec la philosophie de son podcast et avec son éditorial. Respecter la promesse, c’est aussi respecter celui qui vous écoute : ne pas le tromper. Et, pensez à la phrase de Nicolas Boileau : "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement".
 

Ensuite, n’allez pas chercher midi à quatorze heures. La meilleure des promotions, quel que soit le produit et quel que soit le service, c’est le bouche-à-oreille parce que le bouche-à-oreille est la plus loyale des promotions. Alors, pour bénéficier d’un bouche-à-oreille, il faut construire patiemment et laborieusement sa communauté. Créer une communauté, c’est un peu comme planter une châtaigneraie. C’est assez simple mais, parfois, cela demande de bons greffons. Et puis surtout, une communauté s’appuie sur le temps long. Alors, il faut être patient. C’est une sorte de travail laborieux qui va donc vous coûter de la peine et du temps.

Enfin, promouvoir son podcast efficacement pour générer de l’audience repose aussi sur une compétence que l’on a trop tendance à oublier. Une compétence qui est toujours déterminante quoique l’on fasse, dans tous les corps de métier, dans chaque minute de votre vie. C’est une compétence qui fait toujours la différence. Cette compétence, c’est la chance. Souvent des podcasts ne trouvent pas leur public pourtant ce sont des podcasts de qualité. C’est comme ça, faut pas se décourager, faut s’inscrire dans le temps long et dans une société qui va toujours plus vite. C’est pas simple mais c’est désormais la règle du jeu. 
 

Dernière chose, si vous le pouvez, personnellement j’aimerai surtout vous entendre évoquer ce qui n’a pas fonctionné dans la promotion de votre podcast. Parce que, généralement, ce qui ne fonctionne pas, c’est aussi tout aussi inspirant que ce qui fonctionne. 

Par ailleurs,  il faut prendre en compte une problématique nouvelle qu’on a pas encore abordé, c’est une problématique temporelle. C’est vraiment un frein chez auditeur. Je l’ai souvent dit. Je le répète. L’avantage de la voiture sans chauffeur, c’est pas de ne pas conduire. L’avantage, c’est de pouvoir faire autre chose parce qu’on ne conduit pas : dormir, dessiner, penser, manger, regarder un film… Ce que vous voulez. Donc, pour être efficace dans la promotion, il faut encourager l’auditeur à ce qu’il vous donne du temps. Du temps d’écoute. Votre prochain auditeur, il  est aujourd’hui très sollicité. Tellement sollicité qu’il est en sur-tension et en surcharge mentale en permanence. Le temps, c’est le luxe de demain. Promouvoir efficacement son podcast, c’est aussi réussir à prendre une part de temps de cet auditeur.

Réussir son podcast d’entretien 

D’abord, 
l’ADN

L’entretien, c’est (presque) l’interview. J’y reviens dans deux secondes. Et l’interview c’est toujours, systématiquement et obligatoirement un coup en 3 bandes comme au billard. S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir pour réussir son podcast d’entretien, donc son interview, c’est cette analogie au billard : un coup en 3 bandes : celui qui pose les questions, celui qui donne les réponses et, la 3 bande que l’on oublie trop souvent, celui qui écoute les questions et les réponses : l’auditeur.
Mettre en dehors de l’interview celui qui l’écoute, c ‘est-à-dire l’auditeur, c’est passé à côté de son interview. Dans tous les cas, toujours. C’est une règle qui est aussi ancienne que l’interview lui-même et qui ne peut être dissocié de l’ADN de l’interview. Donc, dans un entretien il y a toujours : 3 personnes minimum.

Ensuite, la technicité

Il y probablement mille et une façons de s’entretenir avec un invité. Je mets de côté le style, le ton, le format et  le matériel dont j’espère on parlera quand même… Plus vous serez sur un sujet de niche (et je sais de quoi je parle) plus votre audience sera qualifiée donc, plus elle maîtrisera le sujet abordé. Donc, à la moindre erreur, c’est le drame. Un drame puissance 10. Un bon entretien c’est d’abord bien connaître son sujet. Dans le cas contraire, vous êtes aussitôt décrédibilisé sur si vous êtes sur un marché de niche. Et c’est Philippe qui va me dire le contraire. 
Les questions doivent toujours amenées une valeur ajoutée pour celui qui y répond comme pour celui écoute la réponse. Il faut aller chercher au-delà de ce qui a été fait. 
 

Enfin, la profondeur.

Faites bien la différence entre l’interview et l’entretien. Car il y a une différence. Dans la forme possiblement, dans la durée assurément. L’interview, c’est le Tricatel du journalisme, c’est du click and collect. Vite pas forcément efficace. L’entretien, c’est le Bocuse du journalisme. C’est presque les mêmes ingrédients mais c’est pas du tout la même recette, pas le même tour de main, et c’est surtout pas le même prix de production.
Les interviewers qui ont une forte personnalité ont tout intérêt à marquer leur territoire. Ne pas se freiner. Ne pas se retenir. Ceux qui sont une nature à être plus à l’écoute naturellement ne doivent s’éloigner de cette attitude.
Enfin, l’audience d’un podcast dépend principalement de la qualité d’enregistrement (du confort d’écoute). C’est comme l’engagement d’un lecteur qui dépend de la qualité rédactionnelle de l’auteur.

Encourager le jeune public à écouter les podcasts

D’abord, le jeune public est une cible très sollicitée par les médias. Cette cible dispose devant elle de centaines de contenus notamment des contenus vidéo qui sont beaucoup plus faciles à s’accaparer et qui demandent surtout beaucoup moins d’attention et de concentration. C’est une réalité, elle est pas idéale mais c’est comme ça…

Alors, bien sûr, on peut dire qu’avec seulement le son, c’est du temps d’écran en moins. C’est un postulat intéressant. Seulement, cela me rappelle les Années 80 lors de l’explosion de la télévision. Tous les parents le répéter : priorité à la lecture. Tu parles Charles ! Tous les gosses ont commencé à sur-consommer la TV. Et, le résultat il a été implacable : aujourd’hui, seulement moins de 2% des familles n’ont pas de téléviseur à la maison.

Le podcast jeunesse part d’une bonne intention. Mais le combat est très loin d’être gagné d’avance. Pas plus tard que ce week-end, j’observais dans ma famille des jeunes qui ont entre 2 et 5 ans. Faut voir quel pouvoir quasi magnétique et hypnotique le téléphone portable a sur eux. Je ne vous parle pas de l’outil en tant que tel, je vous parle de ce qu’il distille : l’image et le son en même temps. C’est juste incroyable. Tu veux avoir la paix, tu leur donnes un portable. Seulement je ne les ai pas trop vus écouter des podcasts jeunesse…

J’ajouterai que le très jeune public est un public impitoyable. Pas comme celui des adultes qui vous dit que ce que vous faites c’est bien mais qui tient rarement ses promesses. Le jeune public quand ils pensent que c’est nul, ils vous le disent. Je ne saurai d’ailleurs trop vous conseiller (à celles et ceux qui se lancent dans le podcast jeunesse) d’observer cette jeune génération, de lui parler, de l’interroger, de chercher, auprès d’elle, des leviers potentiels : ses centres d’intérêt, ses envies, ses besoins, ses rêves, ses peurs… Bien connaître la cible est toujours fondamentale surtout lorsqu’elle est beaucoup plus jeune ou a contrario beaucoup plus vieille que vous. Tout cela pour tenter d’effacer ce décalage générationnel.

La production d’un podcast jeunesse (pour le jeune public) c’est pour moi un vrai sacerdoce. Mais au-delà de la simple et seule histoire à raconter sous forme d’épisodes, il faut explorer d’autres pistes. On peut s’adresser au jeune public sans pour autant le bassiner avec des contes, des fables et des histoires de prince charmant. Le podcast jeunesse en complément de l’école, le podcast jeunesse des aventuriers et des casse-cou, le podcast jeunesse, c’est d’abord un podcast pour les grands mais adapté aux plus jeunes : plus court, plus clair et plus

Le premier obstacle que je retiens et que je n’avais pas noté en préambule de cette Room, c’est quand même l’obstacle lié aux parents. Notamment pour les tout-petits. C’est un constat, je le crois, à ne pas ignorer. En fait, la question qu’il faut se poser : Est-ce qu’il ne faut pas d’abord convaincre les parents avant de convaincre les tout-petits ? Cette question est fondamentale. Et ajoute donc, de facto, une difficulté supplémentaire. J’imagine que les parents préfèrent le podcast jeunesse qui apporte une valeur ajoutée (un complément de leçon ou un podcast. Donc, Target n° 1 : convaincre d’abord les parants.

Deux mots sur le livre audio. Ça date pas d’hier. On n’a rien inventé. C’est tout sauf une nouveauté. Et on a trop tendance à l’oublier. Je me souviens de Fernandel sur 45T qui raconter l’histoire de la chèvre de Monsieur Seguin d’Alphone Daudet ou encore Marlène Jaubert avec Le Petit Poucet de Charles Perrault. 
C’est un vrai marché pour la jeune génération qui arrive, pas la nôtre qui a aujourd’hui 40 ou 50 ans qui a un autre rapport au livre. Pourquoi ? Parce que c’est du temps d’écran supplémentaire sur ce que l’on appelle une liseuse. 
Je suis assez circonspect sur le fait de ne pas relier la lecture aux mots de façon tactile. 
La lecture c’est déjà compliqué : il faut de la solitude, de la motivation, de la concentration, de l’intérêt et surtout du temps. Croyez-moi ce ne sont pas (plus) des vertus aussi faciles à réunir…

ClubHouse est-il plus efficace que certains podcasts ?

Sans réfléchir à cette question, on peut dire oui sans hésitation. Car, par définition, il y a mille et un podcasts qui ne sont pas intéressants du tout. Mais l’inverse est aussi vrai, modifions la question : les podcasts sont-ils plus efficaces que certaines discussions sur ClubHouse ? Vous voyez, ça marche dans les deux sens ! Bon, alors on va dire, pour couper la poire en deux, que ClubHouse, plus largement les espaces conversationnels, sont un bon compromis…

 Ce que j’observe, souvent mas pas systématiquement, c’est que sur ClubHouse, ce sont souvent des discussions de comptoir. Alors parfois, on est au comptoir de Chez Ginette, parfois on est au comptoir Chez Lipp. Tout ça pour dire que quand c’est intéressant sur ClubHouse, c’est pas forcément que le sujet est intéressant mais surtout parce que celles et ceux qui en parlent sont des gens intéressants, avec une vision intéressante, une capacité de conviction, une capacité à rendre simple ce qui est compliqué.

Déjà cette notion d’être intéressant ou pas, elle repose sur ClubHouse, comme ailleurs (donc dans les podcasts), sur le fait que les personnes qui la produisent sont intéressantes. Comme à la radio, il n’y a pas de sujets inintéressants, il y a toujours des journalistes, des animateurs, des chroniqueurs, des intervenants… mal engagés et donc mal engageants. Tout est intéressant à une condition : le rendre intéressant. Peu importe le support. Une discussion, allongés dans l’herbe, est tout aussi intéressante qu’un podcast natif qui a nécessité 50 000 euros d’investissements. Tout dépend à côté de qui on est allongé…

Alors pourquoi ClubHouse est intéressant ?

1 - vous avez la possibilité d’interroger, d’échanger, de partager, d’écouter des intervenants qu’il aurait été plus difficile de solliciter sans cet espace (autrement dit au même moment au même endroit) ; 
2 - vous avez la possibilité de construire une communauté ; 
3 - vous avez la possibilité technique d’enregistrer la conversation et d’en faire ce que vous voulez, soit un podcast, soit une émission de radio, soit des confettis.

Pour terminer, comme la nature a horreur du vise, il faut aussi se demander pourquoi ClubHouse est inintéressant.

1 - Parce que c’est du temps d’attention supplémentaire ; 
2 - Parce que c’est du temps numérique supplémentaire ; 
3 - Parce que rien ne remplace une poignée de main, une accolade, une embrassade… ; 
4 - Parce que le discours et les réponses sont toujours bien différentes en fonction de là où on se trouve. Poser la même question devant un micro et devant ClubHouse, vous n’obtiendrez pas la même réponse. C’est qu’on constate toujours à la radio.
5 - Et puis aussi parce que ClubHouse est parfois trop bienveillant. La bienveillance est souvent un frein à la réflexion et la confrontation d’idées.

En résumé, où que vous soyez, ne jamais être ennuyeux ! 

Faut-il proposer ses podcasts aux radios ?

Les radios sont déjà très sollicitées par des productions dites externes notamment les radios associatives qui sont, malgré tout, toujours à la recherche de contenus qui peuvent venir s’imbriquer dans leurs programmes, souvent d’ailleurs à la façon du mariage de la carpe et du lapin. Bref, vous pouvez frapper à la porte, j’allais dire prioritairement, des radios associatives, autrement dit des radios de catégorie A. Sélectionnez d’abord celles qui correspondent à vos valeurs.

Pour les autres catégories, c’est beaucoup plus compliqué. Pour les catégorie B, les dirigeants sont très attentifs au respect de la promesse, c’est-à-dire à l’éditorialisation de la grille. Ici, on ne mélange pas les torchons et les serviettes et on préfère mille fois investir dans une production fabriquée en totalité dans les studios plutôt que de céder aux sirènes d’un contenu gratuit. Tout simplement parce que la radio ne maîtrise pas la chaîne de production, le contenu, le style, le ton, le message qui est mis en avant et la personnalité qui est aux commandes. On ne fait pas entrer le loup si facilement dans la bergerie…

 

Pour les autres catégorie, on ne perdra de temps : inutile de les solliciter. C’est compromis parce que ce n’est pas dans la culture des radios de catégorie C, D et E. Et puis parce qu’il existe déjà un budget spécifique avec des professionnels spécifiques à ce genre d’exercice.

 

Bon… Néanmoins, il vous reste quelques cartouches à tirer. N’oubliez pas cette règle, enfin, ce conseil. : avant de créer un podcast et de s’interroger ensuite (c’est à dire une fois la production terminée) où vous allez pouvoir le diffuser mieux vaut faire les choses dans l’ordre. Un podcast ? D’accord ! Mais d’abord, pour qui et pour quel support ? Vous gagnez du temps, de l’énergie et probablement de l’argent.

Donc, dans l’ordre : réfléchissez à un thème, arrêtez le thème retenu, le fouiller et le creuser pour peser la matière et l’intérêt, cherchez parallèlement les potentialités de diffusion, rédigez un cahier des charges puis un pilote (un numéro zéro), chiffrez le coût de production et votre rémunération, démarchez un diffuseur…
 

Sinon le plan B. Allez convaincre une municipalité ou une collectivité territoriale (un département, une région, une communauté d’agglomération… le mille-feuille est épais, c’est un mal français, donc les potentialités, grandes. Vendez une série de podcasts en lien avec, par exemple, la saison touristique du bassin de Trifouilly-les-Oies, une série sur les grandes dates de l’histoire locale, une série sur les grandes personnalités du département, une série sur l’écologie dans une région… Les pistes sont nombreuses. Les thèmes doivent toujours être en adéquation avec le support. La piste de la proximité autour du podcast et une piste prometteuse. Financièrement prometteuse.

Le podcast c’est la liberté, le support radio ce sont de nouvelles règles auxquelles il faut se soumettre sans perdre son âme. Faut frapper à la porte avec sa compétence. J’allais dire avec son ultra compétence, ça c’est votre légitimité. Ensuite, faut frapper à la bonne porte et faut y frapper au bon moment. Ça c’est une autre histoire…

Optimiser son référencement

Je vais essayer de balayer le sujet de cette Room en 5 points. En étant bref, donc pas forcément exhaustif.

1 - Il faut être partout. D’ailleurs, il est, je pense, inutile de se poser encore cette question : pourquoi choisir une plateforme plutôt qu’une autre ? Répondre à cette interrogation, c’est réduire naturellement sa visibilité. Cette visibilité, elle passe par une présence systématique, impérative, obligatoire, indispensable sur tous les supports. C’est une première chose. La base, probablement.

2 - Faire que son podcast soit mieux référencé c’est aussi prendre soin de sa marque c’est-à-dire, afficher clairement son message, sa promesse et ses valeurs (humaines) mais aussi les valeurs de son entreprise, dans ce cas, les valeurs de son studio. Ne pas brouiller son image ou mieux la travailler et en prendre soin, cela impacte forcement et indirectement sur votre référencement. Donc, avant de déposer votre podcast ici ou là, il lui faut un cocon, une porte d’entrée principale : un site rien qu’à lui.
 

4 - Le référencement, c’est du temps. J’ai l’impression de me répéter mais il faut être curieux. Il faut observer les évolutions technologiques. Si vous comprenez la mécanique de Google Podcasts ou d’Apple Podcasts, votre référencement s’améliorera naturellement. Comment fonctionne Spotify ? Si vous avez les réponses, vous saurez quels sont les réflexes à privilégier et les mauvaises habitudes à effacer.

 

5 - Il ne faut pas oublier que le référencement impacte directement sur votre audience. Alors, pour terminer, je rappellerai que la meilleure promotion, le meilleur référencement, c’est tout de même le bouche-à-oreille. C’est la méthode, selon moi, la plus efficace tout simplement parce que c’est la méthode la plus loyale. C’est comme lorsqu’un membre de votre entourage vous conseille de voir un film ou de lire un livre. C’est puissant parce que c’est loyal. Et c’est loyal parce que c’est puissant. 

3 - Pour améliorer son référencement et donc son positionnement, il faut aussi aller plus loin que la seule mise en ligne (souvent automatique du podcast sur une plateforme). Le titre de votre podcast est la pierre angulaire de cette mécanique. Mais, au-delà, il est nécessaire de ne pas négliger l’aspect rédactionnel qui entoure le podcast ; Le référencement passe aussi par le choix des mots. Il faut y passer du temps, de l’énergie et être créatif. Il faut privilégier ce que l’on appelle chez nous les entrées de lectures. C’est fondamental. 
Je n’aborde pas ici les visuels qui sont eux aussi des catalyseurs. Et puis, mettez la pression sur une plateforme pour qu’elle vous mette en avant quelques jours, au moins quelques heures…

6 - Je vous avais promis une réflexion en 5 points. Et bien, je vais vous en proposer un 6e. Comme à la radio, il faut surprendre son public. Et, proposer toujours quelque chose en plus, une sorte de bonus. Ce 6e point, c’est un peu mon bonus pour illustrer le fait que lorsque l’on fait dans le podcast, il faut aussi offrir une surprise, un bonus, une gratification à l’auditeur pour le surprendre et tenter d’aller plus loin. Attention, c’est pas le cadeau emballé hein.. Alors pour le podcast, il y a a plein d’idées à concrétiser : créer une communauté pour poursuivre la conversation, mettre en ligne des extraits sonores qui n’ont pas été diffusés, dévoiler les coulisses du sujet et de l’enregistrement… La retranscription peut être aussi une bonne piste à explorer.

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